Les “penseurs” comme M. Stiglitz n’ont pas fini de vous faire payer

*En cliquant sur le bouton ci-dessus, j’accepte que mon e-mail saisi soit utilisé, traité et exploité pour que je reçoive la newsletter gratuite Antagonistes. A tout moment, vous pourrez vous désinscrire de De Antagonistes. Voir notre Politique de confidentialité.

Le marché a grimpé sur la semaine. Le CAC 40 retourne vers les 5.500 points…

Mais ce n’est pas surprenant.

La Fed vient d’annoncer qu’elle serait encore plus accommodante pour le marché, en conservant ses taux aux niveaux actuels, au lieu de les augmenter comme prévu.

Et la BCE a répété qu’elle ne comptait pas relever ses taux du 0 % actuel…

En plus, annonçait-elle en début mars, elle allait proposer encore une nouvelle série d’emprunts aux banques à des taux ultra-favorables !

Cela dans l’intention de relancer la croissance.

Avec les 2.600 milliards d’euros de rachats de dette depuis 2014, la zone euro devrait avoir reçu un sacré coup de pouce.

Mais en réalité, tout cela est plutôt un échec.

Le seul boom qui s’est produit, c’était dans l’endettement. La dette des entreprises et des Etats n’a jamais été aussi élevée.

Et qui en a profité ? Ah… ce sont ces vilains “riches” qui possédaient des actifs financiers. La dette a gonflé leurs valorisations, et a permis de payer des dividendes record.

Mais ça n’empêche pas à la BCE et autres de se prétendre “combattre les inégalités.” Le ridicule ne tue pas. Il ne semble même pas se faire remarquer.

Ces “penseurs” n’ont pas fini de dérégler l’économie

Les gens qui se croient en mesure d’améliorer le fonctionnement de systèmes naturels impliquant des millions d’acteurs — tels que les marchés — souffrent déjà de sacrés illusions.

Ce n’est pas surprenant qu’ils ne puissent pas voir le défaut de leurs prérogatives.

Ni qu’ils continuent à tout va… tel le général qui commande une nouvelle charge — sans pensée pour tous les pauvres bougres qui y mourront, ou qui y sont déjà passés.

Les vrais grands sont dans une catégorie à part, se disent-ils… Ils doivent prendre les décisions difficiles et même immorales, mais nécessaires pour le plus grand bien.

Cependant, derrière les illusions se trouve le plus souvent un fou, un défectueux, ou un malfaisant.

Prenez Joseph Stiglitz dans les pages des Echos aujourd’hui.

Le lauréat de prix Nobel et professeur à l’université de Columbia préconise le démantèlement des entreprises qui sont devenues, selon lui, trop grandes.

“La concentration est le poison du capitalisme moderne,” explique-t-il.

Par là, il veut dire que quelques entreprises dans le monde ont trop d’importance — en termes de revenus et de bénéfices.

Il évoque Google, Amazon, et Facebook par exemple, trop dominants dans l’économie Internet.

Il dit :

“La concentration croissante de l’économie aux mains d’entreprises dominantes accentue la pression sur les clients et sur les employés. C’est un mal puissant qui dérègle le fonctionnement du capitalisme.”

Et bien sûr, la solution au problème n’est pas de laisser plus de liberté aux entreprises de faire compétition…

…en réduisant les charges ou la paperasse ou les impôts…

…et il ne se demande pas si les actions de la Fed ne favorisent pas ceux qui sont les plus en mesure d’emprunter — c’est-à-dire les gros groupes.

Non, il est certain que la réponse réside en l’usage plus agressif de la force étatique :

“La loi doit rattraper son retard. Toute pratique anticoncurrentielle doit être jugée illégale, point final.

“Les Américains doivent faire preuve de la même détermination à lutter pour la concurrence que la motivation démontrée par leurs grandes sociétés à lutter contre elle.”

À noter que M. Stiglitz ne prétend même pas que ces boîtes aient fait quelque chose de mal. Mais il faut les punir, conclut-il. Pour le bien de tous.

Et des M. Stiglitz, on en a en France aussi

Un Think Tank rattaché à la campagne d’Emmanuel Macron, du nom de Terra Nova, intervient avec la brillante idée de taxer les entreprises pour l’usage de CDDs.

Tout en leur faisant payer encore plus lorsqu’ils se séparent d’employés sous les règles actuels.

Les contrats de travail en France sont déjà sont si contraignants et coûteux, que ce n’est pas surprenant que les entreprises paient drastiquement moins qu’ailleurs aux salariés.

Ce nouvel argent que les entreprise paieront pour se séparer d’employés, il devra bien venir de quelque part lui aussi !

Mais le directeur de Terra Nova, Thierry Pech, est bien indifférent.

Son monde à lui ne dépend pas de bénéfices.

Entre 2016 et 2017, Terra Nova a par exemple reçu des infusions de 601.000 euros de la part des collectivités, ce qui fait plus de la moitié de ses revenus.

Merci le contribuable !

Le reste du budget vient de “mécénat” de la part de groupes semi-publics, tels qu’EDF, Engie ou la Poste.

Ou d’autres qui tentent de se faire des bons contacts parmi les apparatchiks — Google, Danone, ou autres assureurs et groupes bancaires.

Comme il doit se sentir noble, puissant, ce M. Pech !

Il se voit rédiger les règles qui demain affecteront les vies de millions, tout en s’en exemptant bien sûr lui-même !

Dans toute société, doit-il penser, il doit bien y avoir des gens qui sont “au dessus” du reste, et qui peuvent faire aux autres ce dont ils ont besoin — qu’ils le veuillent ou non.

Les victimes du monde truqué

Les penseurs tels que M. Pech et M. Stiglitz se croient agir pour le bien de tous.

Mais la route de l’enfer est bien pavée de bonnes intentions… Le jour viendra où ces trucages économiques auront leurs conséquences inévitables.

En particulier, nous n’avons jamais vu auparavant d’intervention aussi massive et aussi soutenue dans les marchés obligataires.

Et ceux qui en sont à l’origine ne vont pas payer la facture.

Ni leurs paroles ni leurs théories ni leurs croyances naïves.

Ce sera vous, avec votre argent — que vous le vouliez ou non.

Cordialement,

Henry B