Après les Gilets jaunes, la révolte des marchés

L’enfoncement du CAC 40… et le reste des Bourses autour du monde… se confirme. Après avoir ressurgi d’en-dessous des 4.800 points la semaine dernière, l’indice fait de nouveau un plongeon… et retrouve une performance de près de – 9,5 % pour l’année.

C’est le pire trimestre de la Bourse de Paris depuis 7 ans, rapportent Les Échos.

La descente vient de paire avec le repli de Wall Street, et des indices d’Asie.

La période des fêtes ne redonne pas coeur aux investisseurs…

Ces-derniers craignent que la Réserve fédérale ne se révèle plus dure que prévue vis-à-vis des taux (Donald Trump critique la Fed sur ce point… l’incitant à s’assouplir et à injecter plus d’argent dans les marchés).

La Fed annonce sa politique de taux pour 2019 demain, mercredi.

Le marché veut savoir s’il doit se préparer à ce que les taux grimpent… que les dettes pèsent plus lourd… et que la création de crédit ralentisse — touchant l’ensemble des secteurs de l’économie, de l’immobilier, aux valeurs Tech, aux IPO.

Après les Gilets jaunes, l’État branche des taxes ailleurs

L’État cherche plus de sources d’impôts… Pour le moment, les taxes sur les carburants baissent.

Au total, les “concessions” aux Gilets jaunes coûteraient environ 10 milliards d’euros par an (de récoltes d’impôts en moins) à l’État.

Mais ils ne réduisent pas les dépenses. Et la Transition reste au programme.

Alors, où trouver plus d’argent ?

Les élus ont donné d’une main… maintenant, ils prennent de l’autre.

Ils trouvent toujours une manière indirecte de faire…

Une manière “indirecte” est de taxer les entreprises au lieu des personnes… Certes, il y a moins d’argent après pour les salaires, les dépenses, les projets de développement, ou les dividendes.

Tout le monde y perd un peu… des salariés… aux actionnaires… aux fournisseurs ou clients de la société… mais moins de gens voient l’impact de la taxe en direct (à la différence des taxes sur les carburants, par exemple).

Et l’État semble se diriger vers cette solution.

Il y a une semaine, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, disait devant le Sénat :

“Je suis favorable à un effort demandé aux plus grandes entreprises.”

En plus de passer une taxe sur les géants de la Tech, les GAFA, le gouvernement devrait ralentir — ou annuler — la baisse d’impôts sur les sociétés…

Entre aujourd’hui et 2022, l’impôt sur les profits devait passer de 33% à 25%. Chaque année, le pourcentage baisserait.

Mais à présent, l’État semble vouloir annuler ce projet. Rien qu’en 2019, en annulant le passage de 33% à 31%, ils conserveraient 1,3 milliards de revenus…

En faisant le calcul, on voit qu’en annulant le passage à 25%, ils garderaient ainsi autour de 5 milliards d’euros par an…

Baisser ces impôts était l’une des initiatives préférées de M. Macron et de M. Philippe… Mais ils n’hésiteront pas à les passer à la trappe pour s’épargner des choix difficiles sur le budget.

Bref… après les Gilets jaunes, l’État a fait semblant de s’accorder à leurs demandes.

Mais en matière d’impôts, c’est l’État qui tient toutes les cartes.

Une taxe disparaît. Une autre moins visible ressort… Ou alors on fait payer tout le monde en s’endettant.

C’est ainsi qu’on fait.

Mais après la révolte des Gilets jaunes… Ils semblent maintenant faire face à la révolte des marchés.

Ceux-ci aussi demandent qu’on leur fasse des faveurs… et beaucoup plus gros que 10 milliards d’euros par an.

Ils veulent des centaines de milliards d’euros de crédits de la part de la BCE…

Qui va être ponctionné pour payer ça ?

C’est la taxe la plus invisible de toutes : On contrôle la création de l’argent lui-même. Et c’est les 300 millions de personnes qui utilisent l’euro qu’on arnaque.

Cordialement,

Henry

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