Carlos Tavares dénonce “l’amateurisme atterant” des programmes écolo

Carlos Tavares est le chef du groupe Peugeot…

Il est d’origine portugaise. Mais il a immigré en France à l’âge de 17 ans… a fait des études d’ingénieur à Centrale.

Il a démarré sa carrière dans l’automobile à 23 ans, chez Renault, a fait ses preuves… a démissionné… postulé pour diriger Peugeot-Citroën… qu’il a fait “revenir de la mort.”

Et maintenant, il pilote la remise-sur-pied d’Opel-Vauxhall… un concurrent allemand qu’ils viennent de racheter aux Américains de GM !

En bref… c’est un bel exemple de réussite par l’acharnement et le travail…

Pourquoi est-ce que je vous en parle ?

Voyez, il a récemment fait une interview pour Le Figaro

Et il a tout à fait “démoli,” verbalement, l’ensemble de l’appareil administratif européen…!

Celui qui, pour des motivations politiques ignorent les réalités techniques dans l’automobile…

… et qui viennent de signer une loi qui oblige les voitures à émettre 40 % de carbone en moins d’ici 2030.

Comme l’explique en clair M. Tavares, ces élus n’ont pas conscience — ni de curiosité — pour les implications réelles de leurs politiques…

Qui pourraient tout à fait augmenter le prix des voitures… et des carburants…

…tout en délocalisant une forte partie de la production vers l’Asie — là où se fabriquent les batteries pour les voitures électriques –, sans forcément réduire le bilan global d’émissions.

Quand votre industrie est prise en otage

Tavares s’indigne car les décideurs de Bruxelles n’ont pas seulement tort… Ils n’éprouvent pas la moindre obligation d’être informés.

Comme l’explique M. Tavares, ces politiques pourraient tout à fait rendre l’automobile nettement plus coûteux… et moins pratique à utiliser.

Les gens n’ont-ils pas le droit de se déplacer de la manière la plus économe et pratique possible, demande-t-il ?

“Ces questions sont traitées avec une légèreté et un amateurisme atterrants” par nos dirigeants, déplore-t-il.

Tavares ne le dit pas … mais ses propos pointent vers une vérité plus profonde…

De quel droit les parlementaires de Bruxelles dictent-ils les émissions des voitures…?

De quel doit menacent-ils des amendes en cas de sous-performance par rapport à leurs objectifs… ?

Qu’est-ce qui rend des réductions d’émissions de 40 % “justes” ? Pourquoi pas 15 % ? Ou 90 % ?

En vérité, toutes ces questions-là sont masquées par des rhétoriques et de la démagogie.

C’est M. Tavares qui le dit… Selon lui “la société a décidé de tuer le diesel.”

Mais ce n’est pas la société… C’est bien un petit comité de gens qui siègent aux Parlements européens.

Si la “société” ne voulait plus de diesels, alors les gens n’en achèteraient plus…

Si nos élus cherchent à abattre ces carburants-là, c’est justement car les gens veulent encore s’en servir !

Sinon, à quoi bon interdire ?

Ce que ça signifie pour nous…

Ce qu’on observe ici, c’est une réalité banale du monde de l’entreprise…

Ceux qui sont les plus proches des faits sur terrain sont souvent les moins faciles à tromper…

…et les plus suspects des solutions “miracle,” et des objectifs infondés.

Pour savoir ce qui se passe dans un domaine… il faut “avoir les mains dedans.”

Tavares a les mains dedans dans l’automobile… et les élus de Bruxelles non.

C’est pour cela qu’il voit les choses avec une clarté frappante.

Voici aussi ce pourquoi la plupart des “petits porteurs” échouent quand ils commencent à jouer dans la Bourse…

Ils n’ont pas eu assez les “mains dedans.” Ils ne voient pas clairement.

C’est pour cela que je donne ce conseil :

À moins d’être prêt à travailler, et à avoir beaucoup de patience — quitte à attendre des années — alors vous ne devriez pas tenter de choisir des actions spécifiques pour votre PEA ou compte-titres.

Vous feriez nettement mieux de jouer la “diversification.”

Vous n’essayez pas de “battre le marché…”

Vous essayez juste de ne pas faire moins bien que la moyenne, en détenant beaucoup d’actions différentes.

Par contre, mon objectif est bien de vous aider à faire mieux que le marché, si possible…

Et comme je pense que la marché doit piquer du nez tôt ou tard, ça risque d’être plus facile que vous ne l’auriez pensé.

Nous continuerons sur ce sujet…

Cordialement,

Henry B