Le “courage” des préleveurs d’impôts

Le CAC 40 plonge de nouveau, encore plus dans le rouge.

L’indice a désormais éclaté le plancher des 5.000 points.

Le marché souffre en effet des pertes en Bourse des géants de la Tech… Les GAFA ont piqué du nez depuis début octobre… avec des pertes d’au moins 20 % chacun !

Facebook perd 39 % depuis le plus-haut de l’action…

Amazon perd 25 %…

Apple perd 20 % …

Netflix baisse de 35 %…

Et Alphabet (Google) plonge de 20 %…

Le journal CNBC estime à 945 $ milliards la perte de valorisation dans les GAFA pour le moment.

L’indice de Wall Street, le S&P 500, a rayé par la même l’ensemble des gains pour l’année 2018.

Et dans le sillage, la plupart des actions de la Tech ont mordu la poussière :

Les fabricants de micro-circuits Nvidia a par exemple perdu plus de 48 % …

Le déclin a aussi frappé les crypto-monnaies : Bitcoin a plongé de 20 % en début de semaine.

Ethereum a perdu 19,7 % en 24 heures.

En bref, le marché souffre d’un gros revers…

Le “courage” des préleveurs d’impôts

Dans l’ensemble, depuis samedi, les médias attaquent soit les “excès” des gilets jaunes, ou alors ils défendent les mesures de l’État contre les carburants.

Un éditorial dans Le Monde appelait ainsi les autorités à garder le cap :

“La transition écologique va demander un courage politique considérable…

“La guerre contre le changement climatique nécessite quelques efforts des générations actuelles, comme une hausse des prix des carburants, pour éviter des dommages incommensurablement plus élevés pour les générations futures.”

L’économiste qui écrit l’éditorial, Christian Gollier, n’a pas de réticences, semble-t-il, à obliger les gens à suivre un certain comportement, ou à les faire payer s’ils refusent…

Sur ce point, il ressemble à l’ensemble des pigistes et commentateurs des médias : À ses propres yeux, il sait que le monde ira mieux si seulement tout le monde faisait exactement ce qu’il leur disait de faire.

Et si les gens ne le font pas de leur plein gré… alors c’est à l’État de les y “encourager…” en pénalisant leurs libres choix.

Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, s’exerçait mardi à décrédibiliser le mouvement :

“On voit bien aujourd’hui qu’on a une dérive totale d’une manifestation qui pour l’essentiel était bon enfant samedi,” expliquait-il sur France 2.

« On voit qu’on a une radicalisation avec des revendications qui ne sont plus cohérentes, qui vont dans tous les sens ».

D’autres prenaient un ton plus “conciliateur…”

Le président Macron voulait un “dialogue” avec les manifestants… leur expliquer la justesse des mesures anti-carburants… leur vanter l’écologisme d’État.

Le premier ministre, Édouard Philippe, disait :

“Je pense que nous gagnerons collectivement par la cohérence, la constance et la détermination.”

En gros, ils misent — sans doute à raison — sur l’essoufflement du mouvement… et l’acceptation des hausses de prix des carburants par les gilets jaunes…

Et puis, comme le rappelle M. Gollier, ces derniers n’ont qu’à faire un effort !

Comme le fait valoir le blogueur H16 sur Contrepoints :

“En substance, le président doit montrer au reste du monde que la force reste à l’État et que le plumage peut continuer malgré les cris de souffrance du dindon.”

Mais la “Transition” est un leurre : L’État a besoin d’argent

La “Transition,” aussi sulfureuse soit-elle, n’est elle-même qu’un mirage pour cacher quelque chose de plus simple..

…à savoir les besoins en argent de l’État.

En effet, les Français utilisent déjà de moins en moins de carburant : Les livraisons de gazole ont baissé de 12 % sur un an.

La consommation de carburant n’a pas bougé depuis 2010, en dépit d’une forte hausse de la population !

L’État reçoit donc moins de taxes… La hausse de l’impôt vient compenser son manque à gagner.

C’est la conclusion qu’a tiré l’économiste Éric Verhaeghe, un énarque, sur son blog Le Courrier des Stratèges.

Sur les 9 premiers mois de 2016, l’impôts sur les carburants rapportait 11,5 milliards d’euros… mais c’était seulement 9 milliards d’euros sur la période en 2018.

Et la boucle est bouclée… L’écologie est simplement un leurre… un prétexte.

Salutations,

Henry

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