Le Grand Débat National et le contrôle par l’amour-propre

Le Grand Débat National a commencé le 15 janvier… et le Président fait le tour du pays, serre la main à des personnes âgées dans les villes et villages du pays…

Dans un élan de compassion envers les citoyens, il a entrepris une mission “d’écoute” et de discussion. Il tend l’oreille, fronce les sourcils, garde les regards.

Voyez, le Président vous garde en estime. Il valide vos récriminations… et soutient vos combats.

Chacun a droit à la dignité… à l’espoir. Chacun a dans le Président la figure d’un sauveur, d’un héros de la nation.

Le coup de relationnel du Grand Débat National n’a pas déraillé pour l’instant. 250 000 personnes auraient donné des avis sur les politiques de la France sur un éventail de sujets, grâce au site Web du Grand Débat…

Et maintenant, le Président fait la cour aux gens de campagne, les oubliés.

Il nous montre encore une fois que la politique marche, en vrai, grâce à l’amour-propre. Chacun a des volontés pour l’ensemble du pays… des souhaits pour les 65 millions d’âmes sur le territoire depuis les Pyrénées jusqu’au Rhin.

La plupart des gens ont encore assez de mal à régler leurs problèmes de tous les jours… mais ils sont certains de pouvoir régler les problèmes de millions d’inconnus aux quatre coins du pays… et même du monde !

Mais qu’est-ce qu’on peut bien espérer gagner avec tout ça ?

Parce qu’après tout, les opinions des gens sont déjà largement connues… Toutes les opinions, d’ailleurs, sont portées par quelqu’un quelque part.

L’un croit à la redistribution des richesses. Un autre aux OVNIs.

La seule question qu’on peut se poser est de savoir à quoi ressemble cette distribution…. La plupart des gens sont-ils convaincus par le Réchauffement planétaire ? L’anthropophagie fait-il un retour dans l’opinion ?

C’est la seule question avec laquelle l’on se concerne dans une Démocratie… qu’est-ce que la “plupart” des gens veulent faire … ? Et qu’est-ce qu’ils veulent qu’on fasse aux autres ?

De nécessité, le gouvernement — quel qu’en soit la forme — ne peut que faire des choses AUX DÉPENS de quelqu’un.

Si les gens étaient déjà partants pour effectuer tel ou tel achat… ou payer tel ou tel prix pour un litre de lait… il n’y aurait pas besoin de faire de loi pour obliger la pratique.

Si les gens étaient d’accord pour travailler gratuitement, en donnant tout à l’État, il n’y aurait pas besoin de taxation…

L’État n’est donc concerné que par ce qu’on ne veut PAS faire… Ce qui doit être obligé… extrait.

C’est pour cette raison que le Grand Débat National est si ludique… Chacun dit ce qu’il voudrait bien que l’État fasse pour lui… aux dépens d’un autre. Et si ‘y en a assez qui le disent… les chances sont bonnes qu’on le fasse !

L’État baisse peut-être les impôts ici… Mais réduit-il les dépenses là ?

Et qui porte donc le fardeau lorsqu’on met ça sur la dette… ?

L’illusion qu’on vend actuellement dit qu’elle ne va être portée par personne… Mais rien ne se crée de rien.

La seule question est de savoir qui va être obligé de payer.

La vérité sur le marché-actions

Les marchés-actions peuvent certes vous faire gagner de l’argent…

Mais la vérité, c’est que les autorités se sont également tournées vers l’investissement et la finance… tout comme ils ont infiltré le restant de l’économie — privilégiant un groupe d’initiés aux dépens du plus grand nombre…

Et le marché-actions a aussi son système de protections et d’intrusions — créant des gagnants et des perdants…

Ce qui est certain, c’est que les initiés ont profité de la hausse des actifs… de sommes gigantesques qui ont circulé dans l’économie grâce aux injections de la BCE, etc.

Mais qu’en sera-t-il quand le jeu commencera à prendre fin … ?

Quel type d’actif protégeront-ils… ? Que feront-ils afin de s’assurer de se protéger eux… aux dépens du plus grand nombre… ?

Gèleront-ils les marchés… le temps que les “gros joueurs” se mettent à l’abri ?

Vont-ils spolier les épargnants… afin d’empêcher que les gens plus connectés ne paient le prix réel de leurs décisions ?

Nous allons y revenir…

Cordialement,

Henry B