Le Grand Paris et les feintes de progrès

“Les gouvernements sont, de leur nature, conservateurs… Ils vivent selon le principe ‘ce qui est, c’est ce qui doit être.’”

Voilà une citation d’Archibald Prentice, un journaliste écossais du début du 19ème.

Le gouvernement de la Grande-Bretagne avait instauré des contrôles sur l’importation de graines, afin de maintenir des prix surélevés.

La mesure profitait donc beaucoup aux propriétaires de terres agricoles dans le pays… mais tout le monde payait donc plus cher le pain.

Bref, il explique que les gouvernements, toujours et partout, protègent les intérêts établis contre les intérêts émergents… Ils privilégient ce qui existe, aux dépens de ce qui pourrait — ou aurait pu — exister à la place.

En quelque sorte, ils empêchent à l’avenir de se produire.

Le Grand Paris et les feintes de progrès

Dans la pratique cependant, les États masquent le conservatisme, la rigidité, et l’ancrage sur le monde d’antan dans un brouillard de projets et d’initiatives… pour “l’avenir !”

En effet, vous écoutez les discours de M. Macron ou autres… et vous entendez, encore et encore, les allusions au progrès… à l’innovation… etc

Vous avez les allusions au redressement d’injustices, d’inégalités… etc.

Sans surprise donc, les gens n’y voient ni queue ni tête…

Et puis… le rôle de l’État n’est-il pas justement de changer l’État “naturel” des choses… de rectifier ou d’améliorer telle ou telle situation ?

Prenez l’exemple du projet du Grand Paris… La commune de Paris et l’État français ont entrepris ce vaste projet, et embauché ingénieurs… comptables… économistes… même des sociologues.

On  a sorti les polytechniciens.

Le budget pour le projet a commencé à 19 milliards d’euros en 2010… puis a atteint près de 23 milliards en 2013… puis 38,5 milliards d’euros aujourd’hui.

Et les travaux — pour 200 km de chemins de fer et 68 gares autour de Pairs — n’ont encore même pas commencé !

Là-dedans, les élus prétendent qu’ils matérialisent le progrès… que justement ils font bouger les choses… pour mettre un place un avenir plus rose.

Mais dans les faits, la promesse du Grand Paris est intenable…

Le gouvernement ne va pas faire se matérialiser “le progrès” en bâtissant des chemins de fer… pas plus qu’il ne fait baisser la pollution en fermant les voies sur les berges à Paris.

Pas plus qu’il ne va créer une Silicon Valley à la française en subventionnant la “French Tech.”

Ni faire disparaître les inégalités en construisant des logements sociaux.

Mais tout le maillage de projets… d’initiatives… de politiques et de lois… crée les engrenages de la machine… Elles empêtrissent les projets des particuliers… bloquent l’évolution par la loi du marché… et aspirent l’oxygène de l’économie.

Bientôt, le nouveau, l’avenir n’arrive plus. Il manque trop de ressources, subit trop de barrières et de blocages, et coule sous un fardeau de dette.

Et les défenseurs de la Transition ou du Grand Paris regardent avec fierté l’ampleur de leurs projets… de leurs budgets… de leurs contrats… de leurs objectifs.

Des années passent, et un futur arrive. Mais ce n’est pas l’avenir qui aurait pu être… C’est un avenir en toc… un progrès creux.

Investissez dans des placements qui ont du sens

Dans vos placements, n’écoutez pas les conseils des “experts” de la télé. Ils ne voient pas de différence entre le vrai et le faux.

Collés aux chiffres, ils sont facilement malmenés par une projection malhonnête mais garnie d’un tas de calculs à l’appui.

J’aurais tendance à préférer des placements simples… honnêtes. Sans vous faire d’idées.

On n’a de résultats hors-norme qu’en faisant des choses hors-norme. On ne les a pas en suivant des conseils qu’on peut voir à la télé… comme tout le monde.

Quel type de placement est-ce que je regarde … ?

Un exemple de placements que j’ai pu voir passer dernièrement, c’était un “mineur” de crypto-monnaies.

Ce consortium génère des crypto-monnaies en permanence… suivant les cours de crypto-monnaies, afin de générer en permanence des bénéfices, et couvrir au moins les frais de fonctionnement…

En apparence, ce serait un placement “sans réfléchir.” Parce que les cryptos qui sont minées servent à couvrir les frais de fonctionnement.

Ensuite, on garde l’excédent… en le vendant pour générer du “cash,” ou en le conservant sous forme de cryptos pour spéculer sur la valeur des monnaies.

Mais est-ce vraiment un bon placement ? Seulement si on ne compte pas dessus pour faire fortune.

Dans un domaine tellement récent… il existe une infinité de risques qu’on n’a pas encore rencontré.

Mais est-ce que ça vaut le coup d’une spéculation ? Pourquoi pas.

Cordialement,

Henry B