Le jeu de Mario Draghi va finir en pleurs

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Vous pensez que ce qui se passe à la Fed ou à la BCE, c’est quelque chose d’assez distant… ?

Qui ne vous concerne pas directement ?

Pourtant le monde qui nous entoure pourrait être bien différent si ce n’était pour le Quantitative Easing et les taux-zéro.

Pensez si nous n’avions pas cette envolée dans l’immobilier, par exemple … ?

Je lis le Point de la semaine dernière… et ce n’est qu’un tas d’astuces sur la réussite dans l’immobilier, comment et où acheter, là où les prix grimpent les plus, etc.

Tout cela aurait-il lieu sans que la BCE ne se soit décidée à rabattre les taux d’intérêts au plancher ?

C’est impossible à dire… mais quand on s’amuse à racheter 2.600 milliards d’euros de dette en 4 ans (entre 2014 et 2018), en plus de réduire à néant le taux d’intérêt de base de l’économie, il est difficile de calculer l’effet.

L’argent des banques centrales, c’est un peu le “péché originel” de notre système monétaire…

Parce que notre système n’a pas d’anticorps pour le combattre…

L’argent et les taux d’intérêts — qui sont censés mesurer la valeur et faire passer l’information dans l’économie — sont eux-mêmes faussés.

Du coup, il n’existe pas de frein… Il n’y a rien pour s’opposer à la dégradation continuelle… et empêcher l’implosion.

C’est malheureux, mais c’est vrai.

On crée des programmes pour combattre les effets indésirables des programmes

Mais à tout problème qu’ils peuvent engendrer, les autorités ont une solution… et ce n’est jamais de mettre fin à leur projet de départ.

C’est toujours un nouveau projet — si possible plus coûteux — qui viendra s’ajouter par-dessus… en créant ses propres distorsions et effets nocifs.

Ainsi Mario Draghi intervient cette semaine avec la solution aux maux des banques…

En effet, celles-ci conservent un vaste stock de liquidités à la “banque des banques” pour la zone euro, la BCE.

Cependant, une banque paie en général les dépositaires pour l’utilisation de leur argent… alors que la BCE, désormais, fait l’inverse.

Elle a établi le taux d’intérêts sur les réserves des banques à – 0,4 %… c’est-à-dire que les banques paient la BCE pour le privilège d’avoir des dépôts.

L’objectif était d’encourager les banques à prêter plus… mais en dépit de taux ultra-faibles, la demande d’emprunts des particuliers ne suffit pas à absorber ces “stocks d’argent.”

Du coup, ces dépôts à la BCE coûtent de plus en plus cher… les banques y perdent au global 7 milliards d’euros par an.

Et Mario Draghi veut désormais les délivrer de cette souffrance.

Mais comme les écolos en matière de taxation… M. Draghi ne veut pas en faire moins — il veut en faire plus compliqué.

Ainsi il propose de rembourser aux banques une partie des montants prélevés par la BCE sur leurs réserves.

En pratique, cela revient à réduire ce que perçoit la BCE… mais avec un engrenage complexe de prélèvements et de redistributions, sous conditions, dans le mélange.

N’est-ce pas magnifique ?

Hier à Francfort, M. Draghi expliquait :

“Nous devons réfléchir à la possibilité de mesures permettant de préserver les implications favorables des taux négatifs sur l’économie tout en atténuant leurs effets secondaires, s’il y en a.”

M. Draghi et ses paires… les nez enfoncés dans les bouquins et les chiffres… et le bon-sens atténué par les dîners et apéritifs en bonne compagnie… ne se posent plus beaucoup de questions.

Il parle des “effets secondaires” de sa politique comme si ce n’étaient que des fables inventées par des détracteurs perfides.

Lui et tout son entourage s’en moquent bien… Ils savent que ce sont eux qui sont aux commandes. Ce sont eux que les médias écoutent et que les politiciens viennent supplier.

Ce sont eux qui sont les invités d’honneur aux dîners d’Etat.

Alors à quoi bon remettre tout ça en question ?

Ce que vous devez faire

C’est cliché de vous dire d’acheter de l’or. Mais ce n’est sans doute pas une mauvaise idée.

C’est un refuge contre l’inflation… qui est le destin certain de toutes les monnaies un jour ou l’autre.

En dehors de cela… si vous me suivez depuis un moment… vous savez que je me tourne souvent vers des experts auxquels je suis affilié pour de l’inspiration sur des placements.

Ce ne sont pas forcément des recommandations… juste des illustrations.

En ce moment, l’un d’eux a repéré une petite boîte de finance indépendante… c’est un peu une banque privée qui achète et vend d’autres entreprises pour faire des bénéfices.

Elle s’appelle B. Riley Financial, et c’est une boîte américaine… Son fondateur, B. Riley, est toujours l’un des principaux actionnaires.

Mon contact m’affirme que c’est une cible intéressante particulièrement grâce à son activité dans la liquidation d’inventaires…

Quand une boîte a besoin de lever rapidement des fonds, elle peut essayer de se débarrasser de ses actifs ou de son matériel… et B. Riley l’aide à trouver des acheteurs capables de payer tout de suite, au meilleur prix.

Ceci n’est pas une recommandation… mais c’est ce genre d’opportunité que je recherche : des situations intéressantes avec une activité prometteuse à un prix correct sur le marché.

De mon point de vue, c’est une meilleure approche que d’acheter simplement ce qui “à la mode,” ou s’intéresser à la dernière boîte à entrer en Bourse.

Cordialement,

Henry B