L’idée de ce proche d’Emmanuel Macron pourrait dévaster la France

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Le CAC 40 prend un coup dans la figure et décroche de plus de 1 % dans la matinée.

Les analystes évoquent les indices d’activité industrielle décevants en France et en Allemagne.

Cependant, je me tourne aujourd’hui vers les propos d’un économiste proche d’Emmanuel Macron…

Jean Pisani-Ferry était conseiller à la campagne de M. Macron sur l’économie et le droit du travail.

Aujourd’hui, il monte au créneau pour défendre une nouvelle idée qui émerge sur les taxes carbone.

Voyez : Depuis que M. Macron a stoppé les hausses de taxes sur les carburants en décembre, on cherche le moyen de faire passer ces taxes sous une forme modifiée.

Et la nouvelle tendance qui émerge, c’est l’idée de créer des taxes “redistributives.”

En gros, l’État redistribuerait le produit des taxes aux foyers “modestes.”

On voit revenir de plus en plus souvent cette idée.

C’était par exemple l’une des proposition du Conseil d’analyse économique (un subsidiaire de Matignon) dans son rapport publié en début de semaine.

L’objectif est de contrer l’idée que ces taxes servent juste à engranger de l’argent…

Une logique absurde

Mais quelle est la logique de cette idée … ?

En quoi redistribuer ces taxes — sous forme de crédits d’impôts par exemple — rend-elle leur prélèvement justifié ?

Dans la vraie vie, les gens prennent des décisions avec leur argent… et ces décisions sont basées sur des coûts, des considérations, et des bienfaits réels qu’ils perçoivent.

Mais qu’en est-il dans le monde “truqué,” dans lequel l’État décide arbitrairement des coûts de certaines choses… en augmentant le coût du pétrole par exemple, et en rabaissant celui des panneaux solaires … ?

Ça entraîne que les gens font maintenant des choix avec une “fausse information.”

Ce qu’ils pensent être bon marché peut en réalité coûter très cher, par exemple, quand on prend en compte ce que dépense l’État pour le subventionner.

Et au contraire, le choix le plus sensé et le plus économe pour le particulier — une voiture diesel par exemple — est rejeté en raison de coûts élevés, sur des bases arbitraires.

Ce que je dis n’a rien de nouveau.

Les écolos eux-mêmes sont d’accord… ils le disent ouvertement.

“Les gens ne font pas les bons choix… donc il faut les encourager à changer,” disent-ils.

Mais qui sont-ils pour décider de quels choix sont bons et lesquels sont mauvais ?

Peuvent-ils prouver que le monde s’en porterait mieux — y compris le climat — si par exemple nous consommions tous 50 % d’électricité en moins … ?

Ou si nous réduisions notre circulation de moitié … ?

N’y-a-t-il pas une raison pour laquelle tant de gens circulent encore en voiture plutôt qu’en vélo électrique… et dépendent encore d’une chaudière à gaz plutôt que de panneaux solaires … ?

Bien sûr que si.

Et en étudiant la longue histoire du progrès économique dans le monde, on voit que ce sont ces choix individuels — en fonction de prix et de circonstances réels — qui permettent à une économie de fonctionner et d’évoluer…

L’un achète une maison… un autre investit dans une entreprise… un troisième dépense ce qu’il a de manière frivole… et chacun d’eux vit ensuite avec les résultats.

Chacun fait de son mieux.

Mais lorsque vous commencez à truquer les prix… à prélever ici et à redistribuer là… alors toute cette activité individuelle devient faussée aussi.

Voici le but de ces mesures “climat,” si vantées par M. Pisani-Ferry et autres :

Créer un tel brouillard dans les esprits — par un tel éventail de subventions, taxes, et redistributions — qu’il devient impossible de faire des choix qui sont liés à la réalité.

L’objectif, c’est de remplacer le monde réel par un monde faux…

Un monde dans lequel les éoliennes, par exemple, peuvent foisonner — sans jamais produire sensiblement d’électricité, ni se justifier de leurs coûts fantastiques.

Ce qu’il faut retenir pour votre argent

Si seulement il y avait une conclusion simple à cela !

Mais non.

En fait, voilà :

Ça ne s’arrête pas à l’écologie. Ce sont aussi les taux d’intérêts — la valeur de l’argent et des épargnes, et la base de la confiance dans tout le système — qui sont faussées.

Mais c’est assez pour aujourd’hui… Nous y reviendrons.

Cordialement,

Henry B