Macron joue sur les taxes; l’épargnant paiera

Le marché broie toujours du noir… Le CAC 40 tombe en-dessous des 5.800 points et ne remonte pas.

L’enfoncement du CAC 40 a débuté en fin septembre… L’indice a chuté à 5.000 points en octobre… puis vers les 4.750 points en début décembre.

Il évolue toujours dans cette zone-là… en perte de plus de 11 % depuis le premier de l’an 2018.

Pourquoi ?

Le marché regarde de plus en plus la Fed… On espérait un “assouplissement” de la politique monétaire (un arrêt ou une pause des hausses de taux).

La Fed révèle son programme pour 2019 aujourd’hui dans quelques heures… Les marchés se retiennent de respirer, en faisant du surplace.

Le prix du baril continue à baisser… atteignant 46 $ le baril aux États-Unis, en baisse de 30 $ sur 3 mois.

Ainsi, les traders dans l’énergie n’attendent pas non plus de grosse croissance de la demande à l’avenir proche — en raison des ralentissements autour du globe.

Encore 2,5 milliards d’euros de distributions pour 2019…

Le scénario du déficit pour 2019 empire de jour en jour…

Le comité européen a confirmé que le déficit français serait déjà de 3,4 % du PIB l’année prochaine… AVANT de parler des mesures que M. Macron vient d’instaurer face aux Gilets jaunes.

On découvrait ainsi que l’État récolterait 10 milliards d’euros d’impôts en moins … augmentant le déficit de 10 % environ.

Et on entend maintenant que l’État va financer des distributions de 2,5 milliards d’euros au global.

Ce sera sous la forme de primes à l’activité… un paiement que l’État fait aux personnes les moins aisées lorsqu’ils se mettent à travailler.

Cela concerne jusqu’à 5 millions de personnes pour lesquelles l’État va s’arranger pour que leurs salaires mensuels grimpent de 100 euros nets.

Le coût final à l’État en reviendrait à 2,5 milliards d’euros (+ 50 % des dépenses sur la prime à l’activité, pour un total d’environ 7,8 milliards d’euros en 2019).

On parlait hier des stratégies de “désamorcement” de la crise suivie par l’Élysée.

Et comme je vous le disais, c’est l’État qui détient toutes les cartes…

Elle vous montre ce qu’elle vous donne… mais elle obscurcit ce qu’elle vous prend.

On parlait donc des taxes sur les entreprises, vers lesquelles le gouvernement se penchait.

Mais on parle surtout d’augmentations de la dette…

Le déficit devrait dépasser les 3,5 % du PIB en 2019 (le maximum imposé par Bruxelles, qui ne devrait pas faire de bruit malgré cela).

On s’endette… Après, c’est la BCE qui se charge de faire en sorte que la dette soit facile d’accès… et ne paient quasi-rien en intérêts.

Mais là-dedans, quel est le pépin … ?

Qui est-ce qui paie en fin de compte ?

Je disais hier que ce serait tout le monde — les 300 millions de gens qui utilisent l’euro.

Certains — surtout les épargnants — paieront beaucoup plus que les autres. Parce que tôt ou tard, tout cet argent devrait mener à une inflation plus élevée… Ce n’est qu’une question de temps.

Mais quelqu’un doit bien payer.

Cordialement,

Henry

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *