Macron visionnaire du gaspillage

Comme hier, le CAC 40 colle aujourd’hui de près les 5.000 points…

De nouveaux commentaires de Donald Trump hier avaient d’abord plombé le marché de Wall Street… mais par la suite, les marchés ont récupéré, avec des avancées de la part des actions Tech.

L’action Tesla a d’abord décroché après la publication d’un dossier sur l’affaissement des ventes, de 70%, en Chine.

Mais l’entreprise a contrecarré la nouvelle… avec plus de chiffres sur les ventes dans le marché chinois. L’action a récupéré.

Et, dans la même journée, le conseiller à Donald Trump sur l’Économie, Larry Kudlow, s’est déclaré optimiste sur la perspective d’un accord entre Washington et Pékin.

En s’adressant à la Presse, M. Kudlow expliquait :

“Je veux vous informer de quelque chose que le Président nous a dit récemment. Il nous a affirmé qu’il y a une bonne probabilité qu’un accord pourra être conclu. Et qu’il est prêt à en conclure un.”

Il disait par ailleurs que :

“Les négociations avançaient très lentement entre nos deux pays jusqu’à ce que le Président [Trump] lui-même appelle le Président Xi, pour lui demander de faire redémarrer les discussions.

“Et depuis lors, [M. Trump] a pu avoir des commentaires positifs à faire sur la situation.”

Le ridicule de la Transition

Les démonstrations des Gilets jaunes ont culminé avec la réponse de M. Macron hier aux manifestants… Ces-derniers ont annoncé encore une action, samedi prochain, à Paris.

Voici, grosso-modo, le message que M. Macron leur a donné : Nous n’allons rien changer. Les taxes sur les carburants resteront en place, et augmenteront en 2019. Les taxes sur le pollution des véhicules augmenteront aussi.

Et puis, l’État dépensera encore plus d’argent sur les “renouvelables,” du type éoliennes. Le budget pour les soutenir passera de 5 milliards par an aujourd’hui à 7 à 8 milliards par an.

Le tout pour une dépense totale de 71 milliards d’euros de soutiens aux renouvelables sur la période 2019-2028, soit environ 0,5 % du PIB par an.

Mais il faut regarder point par point le plan de la Transition annoncé par M. Macron pour en voir le ridicule profond.

D’abord, la proposition de M. Macron pour limiter “l’impact” des taxes carburants… En périodes de hausse de prix, la taxe baissera un peu. En période de baisse, les taxes augmenteront.

Ce genre de système a déjà été testé beaucoup de fois. Par le gouvernement de Lionel Jospin en début des années 2000. Par le Kirchner en Argentine. Il est peu probable que les résultats soient meilleurs pour le gouvernement présent.

Mais, M. Macron déraille vraiment dans la suite de son discours.

Il dit : “Ma responsabilité est simple : garantir à nos citoyens l’accès à une énergie suffisamment peu coûteuse et propre.”

Songez-y un instant. La responsabilité de M. Macron est de nous fournir l’énergie que nous utilisons ? Non seulement cela, mais la “garantir,” et faire qu’elle coûte peu et soit “propre. »

Comment M. Macron peut-il lui-même se croire à la hauteur de ce genre de tâche ?

Est-il ingénieur ? Y connait-il quelque chose à l’électricité ? Aux centrales ? Aux réseaux de distribution et de répartition et de contrôles ? Comment fait-il pour savoir dans quelle direction aller, sur qui pousser, à qui parler, et sur quelles inventions miser ?

Et qu’en sait-il de ce qui est “coûteux” ou non pour les gens ?

Y-a-t-il un comité d’énarques qui savent quelle technologie va remplacer nos centrales actuelles et à quels prix ?

Quels sont ces génies omniscients ?

L’idée fondatrice là-dedans, c’est que l’État, disposant de ressources infinies, peut “tout faire,” si seulement il y met assez d’argent.

Qu’une technologie n’existe pas n’est pas un obstacle.

Les réalités des prix et de coûts ne sont rien.

Et sur cette absurdité se bâtit tout le reste du programme de la Transition.

Macron continue:

“Nous devons sortir des énergies fossiles. En trente ans, nous devons passer d’une France où 75 % d’énergies consommées sont fossiles à une France en 2050 où la production et la consommation d’énergies seront totalement décarbonées.”

Pourquoi 2050 … ? Est-ce une date assez lointaine pour qu’on puisse dire n’importe quoi dessus ?

Et puisque nous “devons” le faire… alors cela signifie que nous allons “devoir” payer les coûts quels qu’ils soient.

Sur les transports, M. Macron dit :

“…nous souhaitons construire de nouvelles formes de déplacement avec les transports en commun, le co-voiturage.”

Et oui, en plus d’inventer des nouvelles Techs vertes révolutionnaires, les énarques vont aussi lancer des Startups et ré-inventer tous les transports en communs.

Et voici ce qu’il dit sur les ambitions pour les renouvelables :

“À l’horizon 2030, l’évolution du parc éolien terrestre sera triplée, la part des panneaux photovoltaïques sera multipliée par cinq. Nous développerons aussi l’éolien en mer.”

Voyez qu’il ne conditionne rien sur la rentabilité des éoliennes ni des photovoltaïques… ni leurs coûts… ni l’efficacité des technologies en question.

Non, on le fait parce qu’on “doit” le faire. Un point c’est tout.

Bref, une bonne excuse pour ouvrir encore les robinets… dépenser plus, taxer plus, s’endetter plus.

Salutations,

Henry

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