Nicolas Hulot est un vrai cinglé — regardons ses 66 propositions

La Bourse offre peu de nouveauté aujourd’hui.

Mais le spectacle vient d’ailleurs.

L’ex-Ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a dévoilé hier au journal Le Monde un “pacte pour l’humanité.”

En partenariat avec la CFDT et d’autres syndicats et ONGs, M. Hulot publie une liste de 66 “propositions” pour la France…

Ça porte sur la société, la solidarité, l’environnement.

Et c’est complètement cinglé.

Le projet de M. Hulot concerne à peu près la totalité des aspects de votre vie…

De la “mixité” de votre quartier…

…à votre contrat de travail avec vos employés ou avec votre patron…

…à l’isolation de votre maison…

…au fonctionnement des entreprises que vous côtoyez…

…à la provenance de votre nourriture.

Et le plus drôle, ce sont les punitions…

Vous serez puni si votre demeure n’atteint pas les objectifs d’éco-responsabilité…

…puni si vous continuez à rouler à l’essence ou au diesel…

…puni si vous investissez pour gagner de l’argent au lieu de soutenir la Transition…

…et puni si vous amassez ou conservez un patrimoine.

Mais voyez, M. Hulot ne fait pas cela par méchanceté.

Il aime tant les humains qu’il voudrait bien qu’il en existe drastiquement moins.

Et qu’ils se cantonnent à agir et à vivre de la manière que préfère M. Hulot — c’est-à-dire sans jamais rien faire à part encaisser un chèque de RSA et vivre dans des HLMs bien isolés.

Mais tout cela est trop facile à dire — regardons le concret de sa Charte.

Les propositions les plus cinglées de M. Hulot

Le problème de M. Hulot ce n’est pas qu’il manque d’imagination… C’est qu’il croit savoir exactement ce à quoi devrait ressembler la Terre et l’Humanité toutes entières.

Et il aimerait mettre hors-la-loi tout ce qui ne s’y conforme pas.

La plupart des propositions qu’il donne sont banalement d’augmenter massivement les dépenses sociales et les impôts.

Plus de dépenses sur le logement “social et très social.”

Faire rénover tous les bâtiments en France par l’État. Sinon interdire l’habitation de ceux qui ne conforment pas aux nouvelles normes.

Payer plus d’aides sociales pour le logement.

Et puis, sans surprise, alourdir les obligations des patrons envers les employés — en éliminant les contrats “court terme.”

C’est-à-dire qu’il se débarrassait de tout moyen pour un employeur de limiter ses risques lorsqu’il embauche.

Et il pense que ça aidera l’emploi ?

Il veut faire remonter les taxes sur les patrimoines et sur les dividendes d’entreprises.

Mais tout ça, c’est du déjà-vu.

Voilà ce qu’il dit de nouveau et d’encore plus cinglé…

Prenons la proposition # 27 :

“Adosser la rémunération variable des dirigeants à la performance sociale et environnementale, et pas seulement financière.”

On suppose que ça signifie que, de loi, les gérants des entreprises — de votre boulanger à votre banque — auraient un système de primes établi par l’État et non par les sociétés elles-mêmes.

Qu’est-ce que signifie la “performance sociale et environnementale?”

Et à quoi ressembleront les entreprises françaises quand l’État décidera de la compensation des cadres et dirigeants… ?

Et pourquoi pas de l’ensemble des employés ?

C’est le sens de ces propositions… M. Hulot veut que les salaires privés soient par exemple fixés en fonction du SMIC (proposition # 10).

Tout comme il veut “réévaluer les classifications pour revaloriser les métiers majoritairement occupés par des femmes” (proposition #19).

Ou encore “plafonner les rémunérations des dirigeants d’entreprise” (proposition #34).

Qu’est-ce que ça peut vouloir dire si ce n’est que l’État va fixer les compensations du privé pour qu’elles soient “équitables ?”

Mais passons à un autre de ses délires fumeux…

Il veut ainsi que l’État décide même des marges de bénéfices des entreprises !

Proposition # 35 :

“Négocier le partage de la valeur ajoutée au sein des entreprises et avec les sous-traitants.”

C’est délirant… terrifiant…

Ça ne va pas en s’améliorant.

Mais prenons une dernière.

Il veut aussi que la dette qu’on prend pour payer la Transition ne “compte pas.”

Proposition #53 :

“Sortir les investissements verts du calcul du déficit public dans les règles européennes.”

Cela équivaudrait à retirer l’une des seules entraves pratiques à l’endettement infini…

Mais on n’est pas à ça près !

Vos projets… vos affaires… votre argent — ça ne compte pas.

Ce qui compte, c’est ce que veut M. Hulot lorsqu’il se perd dans sa rêverie.

Il s’est arrêté à 66 propositions. J’imagine qu’il aurait pu continuer.

Cordialement,

Henry B