Ségolène Royal avait raison, mais c’est pire qu’elle ne le pensait !

La saga des Gilets jaunes arrive en fin de course… Les rassemblements attirent de moins en moins de monde.

Les gens ont tourné la page…

Les médias nous parlent de “l’ascendance de l’antisémitisme…”

Ou encore du Grand Débat National.

Et à présent, les élus retrouvent les habitudes d’avant…

Ils ont cessé les semblants de concessions… de courbures de l’échine.

Voyez, ils connaissent la voie vers le Progrès. Et vous la montrent du baril d’un pistolet.

Ainsi, la Secrétaire d’État sur la “Transition écologique,” Brune Poirson, réhabilite à présent l’idée des taxes sur les carburants…

Pour rappel, les autorités ont annulé une hausse des taxes sur les carburants le 1er janvier 2019… Les taxes n’ont pas baissé. Ils ont augmenté un peu moins, c’est tout.

Ils ont ainsi coupé l’élan aux Gilets jaunes…

Cependant, les autorités croient toujours à la Transition, à la taxation des voitures et carburants, etc.

La Secrétaire, Mme Poirson, explique devant Europe 1 :

Il manque « six à trente milliards d’euros » de fonds pour la Transition… Et l’État pense encore tout à fait à la taxation des émissions de véhicules et carburants.

« La taxe carbone, ce n’est pas fini,” dit-elle.

« On sait depuis des années que c’est une bonne solution. Il faut qu’on taxe la pollution, c’est indispensable. »

Ségolène Royal avait raison !

Les autorités savent bien qu’une révolution décalée d’un jour n’a peut-être jamais lieu…

Ils calment le jeu avec les “moratoires” et “pauses…”

Cependant, le jeu ne change pas… Ségolène Royale avait raison : L’écologie n’est qu’un “prétexte” pour l’État.

Mais l’ex-Ministre ne voit pas assez loin…

Elle prétendait que cette “écologie punitive” servait juste à faire rentrer de l’argent.

Mais c’est encore plus grand que cela…

L’État a entrepris 10 milliards d’euros de dépenses en réponse aux Gilets jaunes… sous forme de subventions de salaires, etc.

Mais que cet argent soit payé par un impôt … ou qu’on l’emprunte sur le marché … ça ne change pas grand chose pour M. Macron ou autres.

Tout ça, c’est du petit jeu…

Parce que l’écologie est un “prétexte” qui permet de créer des impôts, certes… mais tellement plus…

…emprunter massivement — pour faire des parcs éoliennes ou solaires… justifier des dizaines de milliards de dépenses… bloquer des industries… créer des comités pour réguler… pour donner des permissions et mettre des interdictions.

Et tout ce cosme de gens et d’entreprises — des lobbyistes, aux chercheurs, aux financiers, aux cadres, fonctionnaires, installateurs de panneaux, Ministères etc — existe uniquement grâce à ce “prétexte…”

Mais qu’est-ce qui distingue tout ça d’une activité légitime ?

La différence, c’est que les gens qui en portent les coûts — des épargnants qui le subventionnent sans le savoir, aux usagers qui paient plus cher pour avoir moins — ne s’y soumettent pas de plein grès.

Le Grand Débat et les coups de comm’ de M. Macron à part, ils n’ont pas de choix dans la situation…

La Transition aura lieu… et ils la paieront… qu’ils soutiennent ou non le “prétexte” qui adosse le tout.

Et la France est loin d’être seule dans ce même bateau…

Les politiciens américains, en vue des présidentielles de 2020, clament pour un “New Deal Vert.”

Ils ont même créé un site web pour le présenter au public :

“Il nous faut un New Deal Vert afin de combattre la crise climatique à l’échelle que les scientifiques disent nécessaire.

“C’est un projet qui transformerait notre économie et notre société à l’échelle qui est nécessaire pour arrêter la crise climatique.”

Bref : c’est la “Transition écologique et solidaire” toute crachée !

Ce qui est différent cette fois-ci

La Transition, pensez-en ce que vous voudrez…

Quant à moi, vous ne me verrez pas défiler lors du “Jour de la Terre” pour réclamer des solutions de nos élus…

En fait, des programmes pour soutenir les “renouvelables,” etc existent depuis longue date…

Rappelez-vous par exemple des “biocarburants,” si vantés — et subventionnés — puis tombés en disgrâce.

Le New Deal Vert, ou la Transition, ce n’est rien de nouveau…

Ce qui est différent, c’est le lien qu’on fait maintenant entre l’écologie et la “solidarité,” les “inégalités…”

La première proposition du New Deal Vert, c’est de garantir un emploi à tous…

Voyez, ce n’est pas juste une question de climat… C’est une question de réformer toute notre société, de A à Z.

Mais pourquoi maintenant… alors que le Progrès semble se produire plus rapidement que jamais… que le chômage baisse et la pauvreté disparaît ?

Nous y reviendrons…

Cordialement,

Henry B