Une idée qui met en danger votre patrimoine

Connaissez-vous l’économiste Paul Krugman ?

C’est le récipient du Prix Nobel en Économie de 2008.

Il écrit depuis 1999 pour les pages du New York Times, le journal américain de référence — l’un des plus suivis et les plus lus à travers le monde.

C’est pourquoi on appelle parfois M. Krugman un “faiseur d’opinion.”

Je l’évoque parce que dans les écrits de M. Krugman on a une fenêtre sur les idées qui sont “en vogue” dans les cercles intellectuels et politiques du moment.

Quand il propose une idée — sur la fiscalité ou la politique budgétaire par exemple — c’est généralement qu’elle est en train de gagner en popularité parmi les élites.

Et ce y compris en France.

Krugman était l’un des plus gros défenseurs de la politique “taux-zéro” et de stimulus que poursuit agressivement la BCE depuis 2009.

L’idée la plus dangereuse qu’on aie jamais vu pour votre patrimoine

C’est pourquoi j’ai été frappé de voir une nouvelle idée émerger récemment de la part de M. Krugman.

J’aimerais la partager avec vous.

Surtout qu’on observe déjà que cette idée bien dangereuse s’implante rapidement ici en France.

Et qu’elle pourrait mener à des mesures qui pourraient s’avérer catastrophiques pour votre patrimoine.

Certaines de ces mesures existent déjà en stade de propositions faites par différentes personnalités au sein de notre gouvernement. Je vais vous montrer.

Je ne serais pas surpris que ces mesures se matérialisent sous peu. Sous une forme ou une autre.

Tout repose sur une idée toute simple.

La voici :

“Le commerce entre les gens, ça ne crée pas de richesse. Ça fait juste le répartir différemment entre eux.”

Je vous illustre clairement ce qu’on entend par là

Vous avez un bottin de foin. J’ai une vache qui a besoin de nourriture.

Si vous me donniez votre bottin, je pourrais mieux nourrir la vache, et avoir plus de viande par la suite.

Qu’est-ce que je peux vous donner en échange ?

Pourquoi pas quelques steaks lorsque le moment sera venu ?

D’un côté, vous aurez maintenant de steaks juteux, à la place de foin que vous ne pouvez pas manger.

Et moi, j’aurai une vache mieux nourrie et plus garnie.

Bref, nous en sortirons tous les deux enrichis, grâce à cet échange.

C’est évident, et c’est ce qui rend toute notre civilisation possible : Nous échangeons des biens entre nous.

Ces échanges permettent aux ressources de se retrouver là où ils sont mieux valorisés. Le résultat profite à tout le monde.

Mais vous ne pouvez faire des échanges qui si vous avez des biens à échanger.

C’est un argument fort contre la collectivisation des ressources, et contre la taxation des particuliers.

C’est ce qui justifie de “laisser aux gens ce qui leur appartient.” Les particuliers, à travers les échanges, feront usage de leurs biens de manière efficace.

C’est pourquoi j’étais choqué — et perturbé — quand j’ai vu M. Krugman avancer le contraire récemment :

Les échanges, dit-il, ne créent pas de richesse. Ils répartissent juste les biens différemment.

En d’autres termes : Il n’y pas d’intérêt intrinsèque aux échanges — ni au fait de laisser aux particuliers faire ce qu’ils veulent de ce qui leur appartient.

En bref, M. Krugman dit qu’on devrait spolier les particuliers

Tout ça paraît peut-être absurde, mais je n’invente rien.

Il préconise des impôts “beaucoup plus élevés” — de jusqu’à 80 % ou plus, par exemple, sur les plus hauts revenus.

En fait, les impôts devraient être aussi élevés que possible, affirme-t-il.

Voilà ce qu’il dit : Puisque les échanges, en eux-mêmes, ne créent pas de richesse, alors le seul bienfait d’un échange, pour la société, c’est qu’on peut le taxer.

Éh oui !

Tout ce qu’il y a de bien dans une transaction, affirme M. Krugman, c’est l’impôt qu’on peut mettre dessus.

Tout le reste, dit-il — que ce soit la vache qui mange mieux et qui produit plus de viande, ou le ménage qui bénéficie de devenir propriétaire, ou l’agriculteur qui prend un tracteur pour améliorer ses rendements — ça n’a pas de valeur en soi.

Ça fait juste passer les ressources d’une paire de mains vers une autre.

La seule chose qui compte, qui ait du mérite, dit M. Krugman, c’est qu’ils ont payé des taxes au passage.

C’est une autre manière de dire que le patrimoine des particuliers n’est pas légitime en soi.

Il n’a d’intérêt que s’il peut être taxé par un État. Pour servir le “bien public.”

N’est-ce pas effrayant pour toute personne disposant d’un patrimoine à protéger ?

Que ce soit une maison ? Un compte d’épargnes ? Ou un investissement dans une entreprise ?

Inventer des taxes va revenir à la mode

Pour ces penseurs, le défi est simplement de trouver les impôts qui extirpent le plus de revenus aux Français.

C’est pourquoi France Stratégie, un Think Tank financé par l’État, vient de recommander par exemple de durcir les règles sur la transmission des héritages.

On paye déjà parmi les droits de succession les plus élevés du monde. “Il ne fait pas bon mourir en France,” expliquait dernièrement Le Figaro.

Mais de plus en plus d’énarques et de conseillers rattachés à l’État considèrent que c’est insuffisant.

Un autre Think Tank, nommé Terra Nova, préconise d’éliminer les abattements — taxant ainsi la totalité des héritages, et non la partie qui se situe au-dessus d’un certain seuil.

Christophe Castaner, qui est Ministre de l’Intérieur, vient de dire qu’il faut “ouvrir une réflexion sans tabou” sur les droits de succession.

Mais ce n’est qu’un exemple.

Rappelez-vous : On évoquait aussi une nouvelle taxe sur tous les propriétaires en France — sur 58 % des ménages donc, sous forme de “loyer fictif,” pendant les élections de 2017.

Et M. Macron a élevé, Jean Pisani-Ferry, qui a proposé cette mesure, au rôle de Conseiller en économie pour sa campagne !

En juin passé, ce-dernier a encore recommandé plus de mesures pour taxer les Français dans une lettre privée à M. Macron, révélée par Le Monde.

Là où ça va se finir

Mais voilà où c’est le plus dangereux :

Dans ces cercles-là, on croit qu’il faudrait non pas réduire, mais beaucoup augmenter la taille de l’État dans la France d’aujourd’hui…

C’est-à-dire qu’ils préconisent que le gouvernement ouvre encore plus les vannes — en dépensant beaucoup plus d’argent, à crédit si besoin.

Je suis convaincu que cette situation va détériorer et mal se terminer. On n’a pas fini d’entendre parler du problème de la dette dans notre économie.

Cordialement,

Henry

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