Il fait encore beau : Préparez la tempête

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Le CAC 40 fait en ce moment un retour en force… bien qu’il reste à seulement 4.800 points environ. Il avait touché plus de 5.600 points il y a un an environ.

Mais cela vient en dépit d’annonces décevantes qui ont frappé le marché : Les revenus d’Apple et du fabricant d’électronique Samsung.

Le pas des ventes de micro-électronique ralentit… alors que le marché déborde de fournisseurs et d’appareils — en particulier dans les smartphones.

Pareil pour le fabricant de micro-circuits Micron.

Et pour le groupe de livraisons en recommandé Federal Express.

Les constructeurs allemands signalent aussi une baisse des commandes.

On commençait à se faire du souci : Avec la quantité de dette sur les bilans des entreprises, le marché du crédit est fortement lié aux marchés-actions.

Le tracker ETF de Barclays sur les obligations high-yield avait été décimé pendant le repli… perdant 8 % (un gros mouvement dans les obligations).

Mais avec la hausse du marché depuis une semaine, il reprend des couleurs… En gros, les actionnaires soufflent un peu.

Le marché repose sur de la dette — la pile a encore grimpé

Vous en avez bénéficié : Les entreprises françaises ont payé une quantité record de dividende — une partie sous forme de rachats d’actions — aux actionnaires en 2018.

Elles ont payé 57 milliards d’euros aux investisseurs — avec des Blue Chips tels que BNP Paribas, Sanofi, et Total en tête de fil.

Oui mais d’après le cabinet d’études Euler Hermes, les entreprises françaises auraient également emprunté à peu près le même montant — 50 milliards d’euros — nets au cours de l’année…

Elles ont porté l’endettement des entreprises à 74 % du PIB au dernier trimestre de 2018… C’était à 60 % du PIB en 2010, précise l’étude.

Du coup, est-on vraiment plus “riches” au global ?

Les entreprises ont financé une distribution aux investisseurs avec des emprunts qui devront être remboursés sur la durée…

Les grands groupes s’y prêtent car les taux sont si faibles — ils pèsent peu.

Orange Télécom vient par exemple d’emprunter 1 milliard d’euros à 12 ans… pour seulement 1,375 % d’intérêts.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Plus ça va… et plus on va devoir compter sur le fait que les obligations continuent de payer si peu…

Parce que le jour où les taux remontent… alors les entreprises gagnent moins. Les actions décrochent.

Les obligations high-yield, fortement dépendantes des marchés, sont dévalorisées…

C’est la conclusion vers laquelle pointe Steve Eisman, un gérant de fonds célèbre pour avoir parié contre les obligations subprime en 2008.

Voyez : La tendance à l’endettement des entreprises ne concerne pas que la France.

Il y a à présent 2.700 $ milliards en obligations, mondialement, qui sont dans la catégorie BBB.

C’est la catégorie des obligations les plus high-yield (aux rendements les plus élevés), qui sont encore assez sûres pour être achetées par des institutions financières.

Cette catégorie concernant juste 750 $ milliards en 2007… mais voici le problème : Cette catégorie est également assez illiquide. Beaucoup de cette dette change très peu de mains…

Si tout à coup, il s’avérait qu’elle valait beaucoup moins — et que les détenteurs avaient besoin de s’en débarrasser pour réduire leurs risques, on pourrait voir un “gel des liquidités” ressemblant à la crise de 2008.

Bref… a-t-on besoin de s’en préoccuper ?

Eisman ne prévoit pas qu’il y aura une récession. Du coup, bien qu’il soit conscient du danger, il ne prend pas des mesures extrêmes comme il l’a fait en 2008.

Mais globalement, dans les actions, il faut acheter quand elles sont peu chères. Puis les vendre quand elles ne le sont plus. Aujourd’hui, on a plutôt tendance à penser qu’elles sont chères.

Il vaut mieux se préparer à affronter le repli… que d’essayer de profiter des dernières hausses qui pourraient avoir lieu ou non.

Cordialement,

Henry

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