Le Grand Débat ridiculise tout le monde

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“Grand débat : et si ça marchait ?”

C’est ce que demande un titre d’éditorial assez optimiste dans Les Echos ce matin.

Mais la proposition ne peut être qu’absurde… comique.

Qu’est-ce que ça veut dire que ça “marche” ou pas ?

Cette journaliste, Cécile Cornudet, pense-t-elle donc que 67 millions de personnes marcheront maintenant en ordre rangée… ?

….au lieu du désordre normal, inévitable, d’une telle quantité de gens… chacun avec ses projets, espoirs, circonstances ?

Pourtant, à l’en croire, le Grand Débat pourrait vraiment aboutir à “quelque chose…”

…même si personne ne semble savoir ce qui, au juste, serait un succès.

Ainsi, selon l’article de Mme Cornudet…

…Emmanuel Macron parle de “point de départ de l’acte 2…”

…François Bayrou de “redéfinition de projet pour notre pays…”

…et la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon assure “[qu’on] ne fait pas ça pendant trois mois pour retourner après à la vie classique.”

Et oui… tous affirment que ce Grand Débat va “changer les choses…” mais ce n’est pas du tout clair ce que ça signifie.

Ni même si ce changement prétendu sera un plus ou un moins.

Cependant, la politique nécessite toujours beaucoup de spectacle…

Ainsi, Nicolas Hulot a publié mardi une liste de “66 propositions” écologiques et sociales qui transformeraient la France en l’URSS.

Aux États-Unis, une élue au congrès, Alexandra Ocasio-Cortez, a publié un “New Deal Vert,” qui coûterait de l’ordre de 40.000 milliards aux contribuables du pays.

Et à la clôture du Grand Débat d’ici une semaine, Emmanuel Macron publiera lui une “lettre aux Français.”

Et chacun se sent si ému par l’importance de ces événements… par le fait de penser qu’il y a un “avant et un après…” même s’ils sont incapables de vous donner le moindre détail de ce que cela a bien pu signifier.

Passons à un autre sujet : Votre argent.

Ce qu’un gérant de millions d’euros de fonds fait avec l’argent de ses clients

J’ai dans mes contacts un ancien banquier qui gère des dizaines de millions d’euros pour des gens fortunés.

Mais quand j’ai appris ce qu’il fait… j’ai été un peu surpris :

Il m’a révélé qu’il laissait environ la moitié de l’argent sous gestion en forme de “liquide.”

Non que cet argent ne fait rien… Il est investi dans des obligations américaines court-terme, à échéance d’un an environ…

Les intérêts sur ces obligations — qui seraient impayés seulement si le gouvernement des États-Unis entrait en faillite d’ici 12 mois — sont de 2,4 %… ce qui n’est pas rien !

Surtout que si vous preniez nettement plus de risque — avec le même emprunt à échéance de 10 ans — vous auriez seulement 2,7 % environ…

En vue de cela, il met environ la moitié de l’argent dans ces bons à un an.

Ce qui génère un revenu sûr pour ses clients aisés.

Je me suis demandé si vous pouviez faire la même chose que lui (il travaille pour des clients américains).

Trouvant peu d’infos sur Internet, j’ai téléphoné à Saxo Banque, dont j’ai trouvé le numéro en ligne.

Ils affirment que vous pouvez tout à fait acheter des obligations américaines à un an — les mêmes qu’achète cet ex-banquier.

Il y a juste 2 choses à prendre en compte…

D’abord, le marché n’est pas tout à fait aussi liquide que le marché des actions… Vous pouvez attendre plus longtemps si vous cherchez à vous débarrasser de votre position.

Mais en achetant uniquement des obligations à 1 an, vous minimisez ce risque. En effet, vous récupérez tout votre investissement de départ, plus les intérêts, en juste 12 mois.

À la différence des actions aussi, vous ne pouvez pas investir moins de 10.000 euros quand vous achetez une obligation.

Si vous n’avez pas ce capital à investir, vous ne pouvez pas en profiter.

Mais si vous avez beaucoup de “cash” dans votre patrimoine… cela ne me semble pas si mal comme retour. En comparaison, les assurances-vie paient autour de 1,7 %.

Bien sûr, je ne fais qu’illustrer ce que vous pourriez faire. Et mon objectif est bien de vous montrer comment faire mieux que 2,4 % par an.

Mais c’est déjà un bon début.

Cordialement,

Henry B