Les 4 actions qui bénéficient de l’explosion des startups

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Les journaux tels que La Tribune s’exclament face aux exploits des startups françaises, qui seraient en passe de dépasser l’Allemagne en termes de fondes levés pour 2019.

Le journal déplore juste que la France soit encore si loin derrière le #1 parmi les pays européens, l’Angleterre, qui domine le paysage avec 40 % des fonds levés à lui seul.

Et avec une croissance égale à celle de la France, les Britanniques démontrent que la “menace” du Brexit n’a rien fait pour profiter aux pays du Continent comme la France face au Royaume-Uni.

Même si le président français, M. Macron, semble décidé à rendre toute rupture entre le R.U. et l’Europe aussi pénible que possible pour les Anglais, la réalité est que les marchés de capitaux choisissent la City de Londres pour mettre leur argent plus que n’importe quelle autre destination européenne.

Et cela se répercute sur l’ensemble de la chaîne de créations d’entreprises. Les cotations en Bourse sur le marché de Londres sont plus fréquentes et atteignent des valorisations plus importantes qu’ailleurs.

Les exits, c’est-à-dire les événements de monétisation d’une startup — comme un rachat ou une entrée en Bourse –, lors desquels les investisseurs peuvent percevoir un retour réel sur leur investissement, ont été nettement plus importants au Royaume-Uni qu’ailleurs ces dernières années (selon le cabinet Dealroom Tech Nation) :

Cela incite les entreprises à se tourner vers les financiers londoniens plus que les autres… donc à donner un gros coup de pouce aux startups basées en Angleterre, qui ont plus d’accès au financement pour leurs projets et innovations.

C’est pour cela que le Royaume-Uni continue de dominer de loin le reste de l’Europe en termes de fonds capital-risque levés :

Mettons de côté les questions de fierté nationale et essayons de voir ce que cela peut signifier pour notre mission de décupler notre capital… faire fleurir nos investissements… et atteindre l’indépendance financière.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour nous ?  

Le thème de cette lettre, c’est la fructification de votre patrimoine…

Ce que montre l’étude récente sur les startups, c’est qu’il existe un foisonnement croissant de startups et de sociétés qui arrivent à lever des fonds de capital-risque en France… même si le gros de l’activité continue d’avoir lieu en Angleterre.

Mais bien sûr… ça ne nous dit pas si nous pouvons nous-même tirer des revenus ou effectuer des investissements qui bénéficient de cette tendance.

Ce qu’on sait sur le monde du capital-risque, c’est qu’il est généralement limité aux fonds d’investissements ou aux individus ultra-riches qui ont des poches très profondes leur permettant de mettre des sommes importantes (des centaines de milliers d’euros ou des millions d’euros) par opportunité.

Si l’on n’est pas en mesure d’avoir un portefeuille diversifié de startups, il ne faut pas être de la partie… car on est dans ce cas-là l’équivalent d’un entrepreneur… dont l’avenir est lié au destin d’une entreprise particulière.

C’est une situation tout à fait honnête et louable… et ces gens-là — qui prennent le maximum de risque — sont souvent ceux qui font la une des journaux en devenant ultra-riches.

Mais ce n’est pas ce que nous visons ici… nous ne visons pas le plus de risque possible, mais plutôt des placements susceptibles de générer des retours élevés — sans que nous courrions le risque de tout perdre.

C’est pour cette raison que le monde des startups reste en vérité hors-de-portée des gens ordinaires, à moins d’être prêt soi-même à se faire entrepreneur.

Non, je ne vous parle pas des startups afin de vous dire qu’il faut que vous rejoigniez cette tendance. C’est plutôt pour en dégager le sens plus profond.

Le développement d’un “deuxième marché”

En réalité, tous les marchés d’actifs financiers sont connectés… Lorsqu’il se crée une grosse quantité de nouvelle richesse, ça a tendance à d’abord faire grimper les actifs dans un périmètre restreint autour d’un épicentre.

L’essor de la Tech fait donc grimper en premier les valeurs immobilières dans le Bay Area de San Francisco. Mais en deuxième lieu, cela déborde pour mener à d’autres pépinières que bénéficient de ce même essor en second lieu.

Après San Francisco, d’autres villes qui bénéficient en second lieu de l’essor de la Tech sont par exemple Austin, au Texas, New York, ou, en Europe, Amsterdam et Berlin.

Dans le monde des startups et du capital-risque, la France est dans un périmètre secondaire ou même tertiaire. Le véritable épicentre est aux Etats-Unis, qui domine le paysage mondial.

En Europe, Londres est le premier à en bénéficier.

Les journaux tels que La Tribune disent que la performance préférentielle des Anglais est dûe à des choix stratégiques de la part des autorités publiques, avec la création de programmes éducationnels centrés sur la Tech. Et que la France n’a suivi ce modèle que plus tard avec la création de BpiFrance en 2012 et la Mission French Tech en 2013.

Mais en réalité, l’avantage de la Grande-Bretagne est sans doute plus liée à ses liens culturels avec les Etats-Unis, où le modèle a été développé, et donc à son aptitude à imiter les succès et à attirer des capitaux étrangers dans un délai plus restreint que le restant de l’Europe.

Paris est encore plus distant du centre de l’action… et profite après les autres.

Mais le marché des startups et le capital-risque ne sont eux-mêmes qu’un marché secondaire dans le secteur financier… nettement moins important que les actions cotées, les obligations, ou l’immobilier.

Cet essor global dans le capital-risque reflète un gonflement des marchés financiers et de la valeur des actifs… porté par une vague de capitaux nouveaux créés majoritairement par l’endettement (la quantité de dette tous pays confondus a atteint 246.000 milliards $ en 2019, près de 320 % du PIB mondial, selon le Institute of International Finance).

Qu’est-ce qu’on peut faire pour bénéficier ?

Si le marché principal — celui des obligations et des actions cotées — est un marché ultra-mature, qui peut absorber autant de capitaux que disponibles, ce marché secondaire des startups est encore relativement opaque, et les réseaux pour distribuer les capitaux sont encore en développement.

Ce n’est pas encore un marché à hauteur égale avec le marché coté… mais la vérité, c’est qu’il semblerait être en voie pour le rattraper.

Cela parce que le nombre de fonds et d’investisseurs aux poches profondes y est sans cesse croissant.

L’augmentation du nombre de participants et de la quantité d’argent dans ce secteur augmente la liquidité et fait que ce marché moins liquide et opaque ressemble de plus en plus au marché principal d’actifs cotés.

Le moyen d’y accéder si on n’est pas multi-millionnaire

Le moyen d’accéder à ce “deuxième marché” passe… par le marché coté.

C’est-à-dire que, même si la vaste majorité de ces boîtes demeurent entre des mains privées, il existe des boîtes de capital-risque dont on peut devenir actionnaire, comme n’importe quelle autre action.

Donc même si l’on n’aurait pas la capacité de participer aux financements ou détenir des parts directement dans les sociétés non-cotées, on peut détenir des parts dans des sociétés qui, elles, le peuvent.

Les plus gros et les plus actifs que vous pouvez acheter sur le marché en ce moment sont :

***Apollo Global Management

***Blackstone Group

***Carlyle Group

***KKR

Je n’effectuerai pas une analyse plus approfondie de ces actifs-là aujourd’hui…

Par contre, je reviendrai sur le sujet des placements privés, le capital-risque, et comment il peut être possible d’en tirer profit.