Mme van der Leyen : Une matraque au service du climat

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Le PIB de l’Union européenne est de l’ordre 18.756 milliards $, selon les chiffres de 2018. Et selon Eurostat, la partie dépensée par le gouvernement représentait 45,6 %… ce qui veut dire que le les Etats de l’UE ont dépensé de l’ordre de 8.552 milliards $ en 2018… ou de l’ordre de 7.709 milliards d’euros.

Rapporté à ces dépenses-là, le programme mené par l’Union européenne semble relativement petit.

En 2018, les comités de Bruxelles dépensaient un total de 146 milliards d’euros, avec des promesses de paiements en plus — des engagements qui seront réglés dans les prochains mois — rapportant le budget total à 160 milliards d’euros.

Ce qui veut dire qu’en comparaison aux Etats nationaux, les bureaucrates de Bruxelles sont des nains…

Ils dépensent à peine 2 % de l’équivalent des gouvernements de la zone. Pourtant, ils ont des ambitions. Selon les déclarations du nouveau Parlement européen, les dépenses devraient commencer à devenir plus sérieuses, surtout au-delà de l’année 2020.

En effet, ils entameront alors “pour de vrai” le programme de réduction des gaz à effet de serre, de la pollution, de l’usage des pesticides, des plastiques, de la circulation en voitures à moteur, et ainsi de suite.

Dans les dépenses de 2019, qui doivent atteindre les 166 milliards d’euros, il ont mis 77 milliards pour la “croissance inclusive,” et 59 milliards à la “croissance responsable.”

Cela comprend déjà une grande quantité de programmes pour inciter des pratiques “vertes” dans l’agriculture, ou bien des constructions d’infrastructures ou de centrales censées réduire la pollution.

Mais à présent, l’Union ira encore plus loin. Ursula van der Leyen, la nouvelle Présidente de la Commission européenne, annonce les directives pour la prochaine décennie.

Beaucoup plus de dépense. Beaucoup plus de “vert.”

La Banque européenne de l’investissement serait renommée la Banque européenne du climat.

Le chiffre-clé donné par Mme van der Leyen dans ses déclarations récentes est celui de 100 milliards d’euros par an. C’est la quantité d’argent que la Commission voudrait dépenser tous le ans au cours de la prochaine décennie. Ce qui porterait le tout à environ 1.000 milliards d’euros…

Non que cela soit jugé suffisant par certains… même beaucoup.

Grégory Claeys, un économiste dans un Think Tank connecté au Parlement européen, juge qu’il faudrait 300 milliards d’euros par an. Rien que la Pologne nécessiterait environ 500 milliards d’euros pour remplacer ses centrales à charbon.

L’objectif serait la “neutralité climatique” d’ici 2050.

Cela survient juste après que le Parlement ait voté en faveur de déclarer une “urgence environnementale” en fin novembre.

Selon Mme van der Leyen, elle ne fait qu’appliquer ce que lui réclament les citoyens. Écrit-elle :

“Beaucoup d’entre nous participent à ce mouvement européen et mondial en faveur du climat. En Belgique, les marches pour le climat ont envoyé un signal fort pour plus d’action. Je me souviens des 65 000 personnes qui ont marché à Bruxelles en décembre 2018, et elles étaient encore nombreuses ce dimanche dans la capitale, pour former une chaîne humaine à l’occasion de la Cop25. De nombreuses municipalités et villes en Belgique ont d’ailleurs déclaré l’état d’urgence climatique. Neuf Européens sur dix demandent une action décisive pour le climat.”

Mais certainement, rien n’empêche aujourd’hui les agriculteurs de cesser d’eux-mêmes les pesticides. Ni aux consommateurs de le réclamer.

Rien n’empêche aux particuliers d’utiliser des vélos ou les transports en commun. Les gens font des choix d’eux-mêmes…

Les élus de l’UE se voient en tant que bergers du troupeau. Ils veulent encourager les “récalcitrants.” Ou les “bonnes habitudes.”

Les programmes de l’UE reviendront à limiter vastement les choix des particuliers et des entreprises, sous le prétexte de combattre une catastrophe imminente.

Ils serviront de prétexte à dépenser au moins 1.000 milliard d’euros, voire plus. Et à faire du protectionnisme en imposant des barrières d’entrée aux produits étrangers “non-conformes.”

Et pendant ce temps, les politiciens avertiront sans cesse d’un rapprochement du déluge — et préconiseront le redoublement des mesures.