On prépare le terrain pour de nouvelles taxes

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Le CAC 40 a rechuté le jour du Nouvel An, et évolue aujourd’hui autour des 4.650 points.

C’est environ 1.000 points en-dessous des plus-hauts de 2018, atteints en mai dernier.

C’était la même chose à Wall Street. L’indice S&P 500 a perdu près de 3 % depuis le jour du Réveillon.

Dans l’immédiat, on blâme l’action Apple. La boîte qui a inventé l’iPhone a annoncé des baisses de ventes de ses nouveaux modèles. On s’inquiète pour la Tech au global. On s’inquiète pour la Chine.

On s’inquiétait déjà pour la politique de la Fed.

Mais même si la Fed redevenait accommodante, ça n’irait pas forcément redonner du jus aux ventes d’iPhones en Asie.

Ça inciterait simplement les actions à rompre encore plus avec la réalité.

Les vieux ont trop d’argent

C’est ce que concluent deux Think Tanks récemment : France Stratégie (qui fait partie de l’État) et Terra Nova (un groupe indépendant, mais soutenu entre autres par la Caisse des Dépôts).

Le problème qu’on met en valeur, c’est que puisque les vieux ont plus d’argent… et qu’ils le dépensent moins… alors ça nuit à l’économie.

Et puis, c’est “socialement injuste,” lit-on.

La solution ?

On va taxer plus lourdement les successions des parents riches vers leurs enfants.

Terra Nova propose d’élever les taux des droits sur la succession pour augmenter de 25 % le total collecté.

L’État espère déjà obtenir 14 milliards d’euros de droits de succession en 2019… La proposition de Terra Nova la ferait donc passer à entre 17 et 18 milliards d’euros.

Est-ce qu’on va réellement mettre en place ces mesures ?

Difficile à dire, mais on prépare le terrain. Le PS a récemment demandé qu’on fasse un référendum pour rétablir l’ISF.

Et l’histoire de taxer plus lourdement la succession a été préconisée en 2018 par le Conseil des prélèvements obligataires (une filiale de la Cour des comptes).

Mais que l’État augmente davantage les droits de succession ou non, c’est du petit jeu.

On a estimé initialement que le déficit public de 2019 serait à 81,3 milliards d’euros. Mais c’était avant les mesures de M. Macron face aux Gilets jaunes, qui devraient y ajouter 10 milliards de plus environ.

Tout ça tient grâce à la dette.

La BCE a créé des taux d’intérêts artificiellement bas après 2008, et les gros emprunteurs se sont insérés dans la faille pour en tirer un gain à court terme.

Les gouvernements se sont endettés massivement.

Les entreprises françaises ont doublé leur endettement, proportionnellement au PIB.

Il n’existe pas de taxe assez rentable pour faire tenir tout ça sans la dette.

C’est l’argent lui-même que l’État doit ponctionner… et il le fait à travers ces taux ultra-faibles… soutirant la richesse et la productivité à l’ensemble de l’économie pour payer ses frais à cour terme.

Cordialement,

Henry

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